"Sans humanisme il n’est pas de médecine"

"Sans humanisme il n’est pas de médecine"

  Cette tribune de Francois-Bernard Michel, président de l’Académie Nationale de Médecine, et Nicole Lafont médecin, psychiatre, psychanalyste, tente de prendre un peu de recul sur le "sens"    du métier de médecin dans le contexte actuel. Le métier de médecin est directement impacté par

les évolutions technologiques, et par l'amélioration continue des connaissances dans le domaine de la santé. Pour autant, outre ses connaissances et cette technicité, le cœur de l'activité du médecin, ce qui définit même ce métier, demeure toujours la relation singulière entre le soignant et le patient. Certains l'auraient peut-être un peu oublié ?

Guy Vallancien*, dans son ouvrage « La médecine sans médecin. Le numérique au service du malade » ( coll. Le Débat, Gallimard) va encore plus loin. Selon lui, les capacités techniques et analytiques du médecin sont ou seront dépassées par la technologie. L'intelligence artificielle sera par exemple capable d'élaborer un diagnostic de façon plus fiable qu'un médecin. Mais le médecin reste et restera indispensable : "Je serai dépossédé des outils qui faisaient mon métier de médecin, techniquement. En revanche, ce qui restera est la relation humaine". 

Consensus donc entre ces experts : la médecine n'est qu'histoire de relation humaine, entre un patient et son soignant. Certes la technologie est de plus en plus présente et incontournable. La relation de confiance entre le patient et son médecin n'en est que plus indispensable. Ce qui est confirmé par les avis postés tous les jours sur notre site ! 

* via l'Atelier. Guy Vallencien est chirurgien, membre de l’Académie nationale de médecine, président de l’Ecole européenne de chirurgie.

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