Tous les avis de Martha

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Commentaire
Le Docteur Estelle Lavier, après avoir exercé dans de nombreux lieux et cabinets ces dernières années, s'est actuellement établie à Saint-Nazaire où je l'ai consultée. La première fois que je l'ai rencontrée, je venais de recevoir un diagnostic pour une maladie neuro-muscolaire et vasculaire progressive et mon état psychologique était évidemment fragile. Elle savait que le diagnostic datait d'une semaine. En lui disant le nom de mon syndrome, Madame Lavier s'est exclamée : "ah oui, la maladie où l'on finit en fauteuil roulant ! Et puis il faut vous préparer. Certes vous êtes jeune, mais le coeur se dégrade très vite dans cette maladie !". Il m'a fallu plusieurs jours pour me remettre de telles paroles qui m'ont traumatisées et ont aggravées ma dépression. Lors de notre deuxième rendez-vous, Le Docteur Lavier, comme la première fois, ne m'a toujours pas demandé une seule fois comment j'allais et n'a pas cessé de me couper la parole lorsque j'essayais de lui expliquer mes symptômes. Lorsque je lui ai demandé quoi faire pour l'épisode de cyanose que j'étais en train de vivre, elle m'a encore coupée la parole pour me dire "ce n'est pas à moi de vous soignez pour votre maladie mais à vos spécialistes". Quand j'ai expliqué qu'ils étaient à Paris, elle m'a répondu "quelle idée d'aller se faire diagnostiquer à Paris !". Pourtant, elle sait que les uniques spécialistes de cette pathologie orpheline sont uniquement sur Paris. Comment peut-on reprocher cela à un patient ? Il n'y a pas le choix. Et pour la cyanose qui relève de l'urgence médicale, elle ne savait pas quoi faire et ne m'a donné aucun conseil. Elle a refusé de faire une lettre pour avoir un rendez-vous avec un pneumologue (le généraliste écrit pourtant les lettres). Elle n'a pas non plus voulu appeler quand je lui ai dit que les délais étaient de trois mois d'attente pour un rdv. J'ai eu pour réponse : " Je n'ai pas de temps à perdre à appeler. demandez aux spécialistes. ça, ce n'est pas mon problème". Plus encore, elle s'est mise en colère quand je lui ai demandé si nous pouvions prendre plusieurs rendez-vous afin de monter mon dossier ALD. J'ai eu pour réponse "ce n'est pas à moi de le faire, je ne suis pas une secrétaire ! c'est aux spécialistes qui vous ont diagnostiquée". Face à son ton agressif, je suis restée calme et même craintive. Lorsque je lui ai fait remarquer qu'un médecin de la médecine sociale spécialisé pour les ALD m'avait affirmé que c'était avec le médecin traitant que se remplissait le dossier, je l'ai plus encore indisposée et elle m'a renvoyée de son cabinet ! Je lui ai demandé si elle pouvait me recommander un collègue compétent qui pourrait me soigner. Elle a ouvert la porte de son cabinet en restant muette. Il est vrai que les médecins ont trop de patients à Saint-Nazaire et qu'elle est encore la seule qui prend des patients avec rapidement de la place sur ses planning, mais je ne peux que vous déconseiller ce médecin qui refuse de vous écouter et de vous soigner. Elle a été très mal aimable, insensible, n'a pas eu une once de psychologie et n'a cessé de me parler sur un ton très méprisant. C'en est vraiment choquant et blessant. Du côté de ses connaissances, je ne peux les juger, mais elle a été très vite dépassée par mes symptômes auxquels elle ne s'est d'ailleurs absolument pas intéressée. Elle ne m'a jamais posé de questions, même sur mes médicaments (une quinzaine quand même): par exemple si j'avais l'impression d'avoir des effets secondaires et lesquels. Lors de mes deux rendez-vous, je suis repartie en pleurant, ayant l'impression que ma vie ne valait vraiment rien à ses yeux, même pas le temps de prendre trois minutes pour écrire une lettre ou passer un coup de file à un collègue. J'ai appelé la CPAM de Loire Atlantique pour savoir comment faire pour remplir mon dossier ALD et ai expliqué la situation. La CPAM m'a confirmé que c'est bien au médecin traitant de le remplir, tout autant qu'un patient se doit d'être soigné par manquement au serment d'Hyppocrate. La CPAM, pour essayer de comprendre cette situation impensable, m'a posé une question : "êtes-vous bénéficiaire de la CMU"? et oui, je le suis. Je ne sais pas s'il y a un rapport dans ce cas, mais parait-il que ce genre de mépris et de refus de soigner se multiplierait pour les personnes avec la CMU. Je le mentionne donc car c'est important de le savoir.